Benjamin Bloom, psychologue américain spécialisée en pédagogie, a proposé, en 1956, avec un collectif d’universitaires un référentiel pour classer les objectifs d’apprentissage du domaine cognitif en six niveaux allant du plus simple au plus complexe, la Taxonomie de Bloom.

Taxonomie de Bloom – 1956

Origines et définition

Ce référentiel a pour objectif de proposer aux enseignants et formateurs un outil permettant de situer le niveau d’acquisition des élèves, notamment en posant des questions simples.
Si elle s’applique en France à certains référentiels de l’éducation nationale, ou encore dans l’enseignement supérieur, elle est d’avantage utilisée dans le K12 américain.
Pour certain, le lien hiérarchique séquentiel entre les 6 catégories initialement identifiées par Bloom et ses confrères n’est pas toujours évident, notamment pour les 3 derniers niveaux. Si bien qu’une version révisée de la taxonomie de 1956 a été proposée par Lori Anderson et David R. Krathwohl en 2001, version mettant alors l’emphase sur l’approche par compétence.

50 ans après la mort de Martin Luther King, penchons-nous sur un exemple de cette taxonomie révisée, associée à des questions pour identifier le niveau d’acquisition des élèves sur le sujet de la discrimination raciale aux Etats-Unis.


Source : Projet sur la compétence informationnelle du Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport – Canada

Pourquoi et comment utiliser la taxonomie de Bloom ?

Il n’est pas toujours évident de définir clairement des objectifs pédagogiques, bien que cette définition soit primordiale, et même impérative dans les formations à distance, lors desquelles le stagiaire/élève jouira d’un degré d’autonomie important. L’usage de la taxonomie de Bloom va permettre à l’aide de verbe d’action de pouvoir identifier clairement les objectifs du parcours de formation sur lequel s’engagent les élèves.

On peut donc s’en saisir pour identifier les objectifs pédagogiques d’un parcours à l’aide de verbe d’action associés aux 6 catégories, mais aussi pour poser des questions aux stagiaires/élèves afin de définir son niveau d’acquisition (cf exemple ci-dessus).

Que l’on soit dans l’éducation ou bien la formation professionnelle, on propose trop régulièrement des activités qui évaluent les processus cognitifs de faibles niveaux (3 premiers niveaux de la taxonomie de Bloom). Pour évaluer et travailler sur les processus suivants, il faut proposer des activités de types dissertation, débat, démarche de design thinking, atelier de création, …

En gardant à l’esprit la taxonomie, on peut s’assurer de faire le tour des besoins cognitifs pour un meilleur apprentissage et de proposer un parcours pédagogique progressif et complet.

La recrudescence des tests rapides, faciles à analyser tels que les QCM/QCU est en réalité un frein au développement de la pensée et du raisonnement individuels.

Les capacités d’analyse, d’évaluation et de synthèse sont-elles suffisamment travaillées en formation et en classe ?

Dépasser les limites du digital learning avec le Blended learning

Si l’on s’en réfère à la définition et aux applications de la taxonomie de Bloom dans sa version révisée, on identifie très rapidement les limites présentées par le digital learning et l’intérêt de faire appel à des dispositifs hybrides (Blended learning).

Les activités proposées dans les dispositifs numériques se limitent trop souvent à des évaluations adaptées aux processus de premier niveau : arranger, définir, dupliquer, étiqueter, lister, mémoriser, nommer, ordonner, identifier, relier, rappeler, répéter, reproduire…
Néanmoins le numérique peut permettre de développer les activités d’analyse et de synthèse lors de formation en présentiel mais aussi à distance en favorisant les échanges et le raisonnement des élèves/stagiaire, que ce soit avec des outils de communication synchrones ou asynchrones, des activités d’évaluation entre pairs ou encore la production d’une ressources par les élèves/stagiaires, en groupe ou en travail individuel.

 

Romain GIBERT

Chief Evangelist Officer – Maskott
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