La remédiation présentée au Printemps du Numérique International- 8e édition

Nous l’avons tous remarqué, c’est le printemps ! Et c’est à l’occasion de la 8e édition du Printemps du Numérique stambouliote que Pascal Bringer, CEO de Maskott, a pu partager sa vision de la remédiation et des parcours différenciés. Tout cela dans un but : un enseignement inclusif.
Au programme, une journée d’échange autour de l’innovation et des opportunités dans le monde de l’éducation, et de nombreux acteurs de cet écosystème (La FIPF, le réseau Canope, le programme Erasmus +, France Education International, Ludomag et bien d’autres…).

Vous avez raté sa prestation ? Voici ce qu’il fallait en retenir.  

Remédiation et parcours différenciés: les recommandations

 Nous partons de ce postulat de base : le service public reconnait que tous les enfants partagent la capacité d’apprendre et de progresser. Il veille à l’inclusion scolaire de tous les enfants, sans distinction. 

Mais comment procéder avec une grande classe composée d’une variété d’élèves, tous avec des profils et des capacités d’apprentissage différents ?  

Un enseignement unique pour tous crée des différences entre les élèves. Et à l’inverse, un enseignement totalement individualisé risque de créer une école à deux vitesses, demandant moins aux élèves rencontrant des difficultés. 

Les recommandations du CNESCO (Centre National d’Etude des Systèmes Scolaires) pour faire réussir tous les élèves sont les suivantes : 

  • Un temps d’apprentissage ajusté aux rythmes d’apprentissage des élèves : aucun élève ne progresse à la même vitesse mais chacun doit avoir accès aux savoirs essentiels, cruciaux. Cela passe par une réorganisation du temps d’enseignement et/ou par une préparation des élèves en amont du cours. 
  • Un rapport adéquat entre l’élève et l’école : la logique de l’école doit rencontrer la logique de l’enfant pour faire évoluer son univers de référence (fondé sur son environnement familial, culturel et social). Les situations d’apprentissage doivent conduire les élèves à passer de leurs représentations « premières » sur le monde, issues de leurs perceptions et de leurs expériences, à des connaissances scolaires. Il faut partir de ce que les élèves savent et de la façon dont ils pensent le monde pour les amener vers de nouveaux savoirs et compétences.  
  • Un environnement structuré, avec des aides et des repères : plus un élève est loin des savoirs scolaires, plus il a besoin d’être guidé de façon structurée dans ses apprentissages : énoncé clair des objectifs de l’enseignement, synthèses régulières, retours aux consignes, bilan de ce qui a été appris… Par exemple, des problèmes déjà résolus peuvent être présentés aux élèves afin de leur faire exprimer ce qu’ils comprennent des procédures mises en œuvre.  
  • Des situations d’apprentissage limitant les informations inutiles : une tâche qui véhicule trop d’informations, dont certaines inutiles, peut entraîner des difficultés chez certains élèves. Les enseignants peuvent épurer certains documents, notamment numériques, pour centrer les élèves sur les enjeux principaux de l’apprentissage. 

Une fois ces conditions remplies, comment rentrer dans le vif du sujet ?

Les deux axes de réponse

Deux possibilités, non exclusives bien au contraire, s’offrent aux enseignants : 

  • L’individualisation des apprentissages : adapter les pratiques pédagogiques aux individus, surtout à ceux qui rencontrent des difficultés : chaque élève reçoit un travail qui lui correspond et dispose de plusieurs modalités pour l’effectuer, il travaille seul. 
  • La personnalisation des apprentissages : prendre en compte l’identité personnelle et sociale. Elle complète l’approche d’individualisation en proposant aux élèves de travailler de façon coopérative. Les situations didactiques permettent une approche socioconstructiviste de la construction des connaissances, basée sur la confrontation sociale des représentations. 

Mise en pratique

Mais dans une classe de 35 élèves, la mise en pratique n’est pas forcément aisée. C’est pour cela que des Systèmes de Tutorat Intelligent (STI), et Tactileo en tête, rencontrent un grand succès.

Cette plateforme permet individualisation et personnification des apprentissages, en classe, en classe inversée ou en hybride. Voici un cas concret : 

La collection Maskott SVT (en libre accès pour tous les enseignants de l’Education Nationale entre avril et juin) propose des ressources pédagogiques à destination du lycée. Elle est composée de modules pouvant être dupliqués et modifiés par les enseignants. Elle est également composée de parcours, contenant plusieurs modules, pouvant eux aussi être adaptés. 

L’enseignant sélectionne le module correspondant au thème de son cours, et peut soit s’en servir tel quel, soit y apporter des modifications – pour réactiver des connaissances pré-requises par exemple.

Il peut ensuite envisager des cheminements d’apprentissage différents en fonction de ces élèves : un tronc commun pour tous, auquel se superpose des couches personnifiées en fonction des niveaux des élèves. Ces couches peuvent être des parcours de remédiation pour certains et des parcours d’approfondissement pour d’autres. 

Le STI propose de suivre les résultats des élèves, l’enseignant peut donc voir en temps réel si les connaissances ont été acquises, si des lacunes persistent et où elles se situent. 

 

Le numérique est ici un outil essentiel pour l’enseignant dans son objectif d’inclusion de tous les élèves. Vous souhaitez vous aussi vous lancer ? Rendez-vous sur votre ENT via le GAR et assurez-vous de disposer de la ressource « Tactileo – mère de famille », puis recherchez la ressource en cliquant sur « Dans mes collections ».
Si votre ENT n’est pas connecté au GAR, rendez-vous sur edu.tactileo.fr ou contactez-nous sur aide.tactileo.fr
Pour toute question, prenez contact avec votre référent numérique. 

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