Formateurs, le changement c’est maintenant ! Certifiez plus pour gagner plus !

C’est une des conséquences prévisibles de la loi avenir professionnel : Les formateurs libéraux vont devoir changer leur modèle économique.
L’animation présentielle ne pourra plus être leur cœur d’activité. Elle deviendra un outil d’amélioration de la fixation mémorielle. Le modèle évoluera vers la vente d’ingénierie pédagogique digitalisée et la mise en place d’évaluation sommative justifiant leur performance.

Quels sont les ressorts de cette mutation annoncée du métier de formateur ?

De l’obligation de moyens à l’obligation de résultat

À partir de 2019, les seules formations prises en charge par le financement de la formation seront les formations certifiantes.
Pour être certifiante, une formation doit préparer :

  • À des diplômes et titres enregistrés au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP),
  • À des certificats ou habilitations inscrits au Répertoire spécifique (ex-Inventaire)
  • Une VAE : validation des acquis de l’expérience
  • Un bilan de compétences
  • La préparation au permis de conduire (permis B et poids lourd)

Les organismes de formation seront alors sélectionnés sur la base de leurs taux de réussite.
Ils s’attacheront en conséquence les services des formateurs obtenant les meilleurs taux de certification.

Les formateurs devront désormais prioriser leurs compétences pédagogiques et la qualité des formations. Leur capacité à assurer un grand volume de formation ne sera plus autant valorisé.

Vers une limitation des budgets de formation avec le CPF

Les organismes de formation vont être tenus par le budget disponible sur le CPF plafonné à 5 000€. Pire encore, à compter du 01/01/2019 le plafond pourra s’établir à 2142€ (150 heures X 14,28€).

Pour être rentable, un cabinet de formation doit adapter ses charges à ses revenus. La limitation des budgets de formation disponibles va obliger les organismes de formation à réduire leurs coûts. en commençant par le poste le plus important, les heures de formation dispensées par un formateur.

  • Première conséquence, une plus grande concurrence entre les formateurs engendrera probablement une sélection.
  • Deuxième conséquence, on assistera à une mutation du métier de formateur présentiel vers le métier d’ingénieur pédagogique afin de répondre à la demande grandissante de formations digitales.
    En effet, la digitalisation va permettre d’optimiser les coûts de formation en diminuant les heures d’animation présentielle. Elle offrira également la possibilité de mesurer les résultats en vue de certification.

En conclusion, la réforme de la formation professionnelle va imposer de nouvelles contraintes aux organismes de formation, celles-ci seront répercutées sur les formateurs en les obligeant à adapter leurs missions et compétences.

formation professionnelle, reforme de la formation

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