Les MOOcs et leurs déclinaisons

Le phénomène des MOOCs est-il déjà dans le creux de la vague ? Passé de mode au prochain Noel comme une ancienne Playstation ? Et quid de son Return Over Investment ? Le modèle économique est-il finalement viable ? Si oui sous quels formats ? Beaucoup de questions restent encore en suspens autour des MOOCs et leurs déclinaisons en SPOOC, COOC ou toute autre nouvelle contraction pour ne pas dire…contradiction. Point rapide sur ces dispositifs de formation d’origine universitaire mais qui semblent vouloir envahir de plus en plus la sphère de la formation Corporate.

Les MOOCs et leurs déclinaisons

Sans revenir sur la définition de ces dispositifs, leur origine, les MOOCs ont d’abord et surtout bâti leur notoriété sur la notion de gratuité. C’étaient les xMOOCs. Face à la masse d’apprenants (puisque gratuits) sont apparus les cMOOCs, des dispositifs basés sur une pédagogie active et socio-constructiviste. Ils remettent à la mode des modalités comme l’évaluation entre pairs. Mais coté financement les investissements restent sur le flanc.

Une première tendance fut d’abord de certifier les parcours réalisés en faisant payer l’apprenant pour qu’il puisse le marchandiser à son tour sur son CV. Il est vrai que suivre 6 mois de formation peut effectivement témoigner d’un véritable engagement. Pour ne pas dire engouement. Preuve d’une motivation qui peut séduire un futur employeur face à plusieurs candidat(e)s. Encore faut-il être certain que c’est bien votre interlocuteur(trice) qui a passé les tests en ligne…sans oublier la qualité du dispositif.

La seconde consiste à produire en plus petit pour une entreprise voire un groupe de personnes au sein de la structure. C’est donc une commande classique d’un service RH pour soutenir les compétences de son personnel. Dans ce cadre, les Moocs et leurs déclinaisons en COOC et SPOOC représentent une offre à moindre coût. Une solution pour des grands comptes afin de se donner les moyens de respecter un autre cadre : celui de la réforme de la formation professionnelle.

Enfin une troisième solution de rentabilisation émerge  avec  la marchandisation des big data. C’est-à-dire des données issues du parcours des apprenants. Ce phénomène a déjà commencé dans d’autres pays ou les plates-formes de MOOCs ont contracté avec des cabinets de recrutement pour revendre les bons profils. Il risque de poser un problème de confidentialité et de protection des données récoltées sur les utilisateurs.

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